Vivre et apprendre avec les nouveaux media : un livre blanc de l’Univ. Berkeley
Selon l’Université de Berkeley,
jouer avec Internet, c’est bon pour les jeunes.
Un billet écrit par Fabrice Epelboin le 21 novembre 2008
dans la version française de ReadWriteWeb
Source : http://fr.readwriteweb.com/2008/11/21/a-la-une/berkeley-jouer-avec-internet-bon-pour-les-jeunes/
La façon dont les jeunes utilisent Internet au jour le jour transforme
les modes d’apprentissage à un point qui échappe à bien des adultes. Elle n’en
représente pas moins une fantastique opportunité pour les enseignants qui
savent s’en servir.
C’est la conclusion d’une étude issue de Berkeley qui fera date, et qui
a mobilisé 28 chercheurs.
Aujourd’hui, l’Université de Berkeley
et la Fondation MacArthur ont rendu
public les résultats de leurs travaux, qui ont duré trois ans.
Intitulé « Vivre
et apprendre avec les nouveaux média », l’étude est la meilleure qui existe
à ce jour sur des usages tels que le networking social, ou la messagerie
instantanée chez les jeunes, ainsi que sur une multitude d’usages. C’est une
contribution majeure à la connaissance et la compréhension de la façon dont les
nouveaux média impactent le monde aujourd’hui y compris le monde politique.
Voir aussi sur ce blog: L’essor
de la république video et les jeunes
Lire la suite du billet de ReadWriteWeb sur http://fr.readwriteweb.com/2008/11/21/a-la-une/berkeley-jouer-avec-internet-bon-pour-les-jeunes/
Financé Par la fondation MacArthur dans le cadre de son mécénat à
destination des média digitaux et de la pédagogie, le résultat de ce travail
sera disponible sous la forme d’un livre, publié prochainement aux éditions MIT Press.
En attendant, vous pouvez la consulter en ligne, vous y trouverez un
court document résumant les travaux, ainsi qu’un
white-paper de 30 pages, sans oublier un livre en ligne intitulé « Surfer, déconner et
geeker : vivre et apprendre avec les nouveaux média » sur http://henryjenkins.org/2008/11/hanging_out_messing_around_gee.html
( en anglais )
Will Richardson, un bloggeur qui fait référence dans le secteur des
sciences de l’éducation, a
fait sur son blog une sélection de bonnes feuilles, et nous vous en
reproduisons quelques extraits choisis ci dessous.
L’exploration autonome a des vertus uniques sur la motivation
Les nouveaux média permettent une liberté et une autonomie que les jeunes ne
retrouvent pas dans leurs salles de classe. Les jeunes se respectent quand ils
interagissent en ligne, et sont plus prompt à apprendre de leurs pairs que des
adultes. Leurs efforts sont surtout appliqués sur eux mêmes, et les solutions
se trouvent à travers l’exploration, ce qui contraste avec l’environnement
scolaire, où la pédagogie a un but et un programme bien défini.
Cela a du sens, mais est-ce efficace ?
Ces nouvelles formes d’apprentissage sont essentielles à l’intégration
dans la société contemporaine
Les nouveaux médias de divertissement sont des lieux d’apprentissage.
Contrairement à la perception qu’en ont les adultes, tout en surfant sur
Internet, les jeunes apprennent les bases de la socialité et des technologies
indispensables aujourd’hui pour participer pleinement à la société
contemporaine. Priver les adolescents d’Internet, c’est les priver de
l’accès à ces formes d’apprentissage. « Participer », à l’âge du digital
signifie bien plus qu’être capable d’accéder à des informations « sérieuses »
et à la Culture.
Quelle est la place des adultes ?
Les adultes devraient faciliter ce processus
Dans les nouveaux média, les jeunes apprennent sans cesse de leurs pairs, mais
jamais de leurs enseignants ni des adultes, et les notions d’expertise et
d’autorité en ont pris un coup. Cette forme d’apprentissage est
fondamentalement différente de l’enseignement traditionnel, et trop souvent
jugée négativement par les adultes. Pourtant, les adultes peuvent avoir une
influence considérable quand il s’agit de fixer des « objectifs d’apprentissage
», tout particulièrement sur les sites de passionnés, ou les adultes qui
participent sont perçus comme des modèles à suivre et des pairs plus
expérimentés.
C’est un
nouveau monde pour ceux qui ont le privilège d’avoir accès à Internet, et les
conséquences de ces changements vont se faire sentir dans les années qui
arrivent … y compris dans le monde politique
Traduit d’un billet de
Marshall Kirkpatrick publié hier après midi
sur
RWW et dans le
New York Times

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